• POSTÉ LE :
  • 0 RÉACTIONS

Est-ce que nous devons nous attendre à un nouveau élan associatif ?

Le samedi 26 janvier, l’Institut Privé Alif organisait son gala de charité. Une soirée qui a nécessitait plusieurs semaines de préparation, la mobilisation de nombreux bénévoles et un investissement financier pour communiquer et accueillir les participants dans les bonnes conditions. Rien d’exceptionnel me diriez-vous, ce genre d’évènement se produit presque tous les w.ends à travers la France dans les mosquées, les écoles, les associations. Rien d’exceptionnel ? Pas tout à fait. 
Selon moi, il se produit depuis quelques années, et cela se fait progressivement, un changement dans les esprits des musulmans en France. 
J’ai eu l’opportunité grâce aux tours de France des mosquées de 2011 à 2014 de faire une photographie des actions associatives. Il y a un grand nombre d’hommes et de femmes, des cadres associatifs qui agissent dans l’ombre sans faire de bruits, mais qui sans le savoir créer des petits vagues, presque invisible au regard du grand public. Sauf que ce travail se fait depuis 40 ans et aujourd’hui il a rendit le terrain fertile à nouvel élan. 

Deux forces en résonance 

J’ai observé lors du gala de charité d’IPA ce nouvel élan. Il est la combinaison de deux forces. Celle des acteurs associatifs qui de leur côté construisent jour après jour leur projet tant bien que mal. Et puis de l’autre côté, il y a le reste de cette communauté qui observe l’évolution de ce projet, parfois, ils en sont bénéficiaires, et parfois il participent financièrement à sa croissance. L’interaction entre ces deux forces complémentaires est palpable aujourd’hui, ils rentrent en résonance. Et c’est ce qui s’est passé lors de cette soirée de collecte de fonds. 
Il est observable de différente façon, celle qui est la plus visible, c’est lorsque les dons ou les adhésions afflut en masse. Je prends en exemple la mosquée de Basso Combo à Toulouse qui a réussi en 5 ans à collecter la moitié des fonds nécessaires à son projet. Et puis, il y a celle qui est bien moins visible, qui nécessite d’affûter son regard pour l’observer et qui reste pour moi de loin la plus importante, c’est lorsque la vision du projet associatif rejoint la vision de la communauté qui la soutiens. Et à ce moment, il se passe entre l’association et son publique un échange qui va au-delà de l’aspect financier ou matériel, un nouveau souffle se crée, un nouvel élan qui donne des ailes aux bénévoles, aux cadres associatifs. 
C’est ce qu’il s’est passé à l’issue du Gala IPA, la soirée a permis aux bénévoles, aux salariés, aux présidents de reprendre un souffle qui leur donne la force pour surmonter toutes les difficultés. 

L’exemple de la plateforme Les musulmans

Ce phénomène se multiplie, et nous avons pu le voir aussi avec le lancement de la plateforme Les Musulmans. La grande consultation a permis de synchroniser publiquement les visions de chacun et chacune. Par la suite, l’association a établi des actions qui sont appropriées par son public et cette synergie donne la force aux bénévoles de déplacer les montagnes et multiplie les actions. 

Pourquoi ce phénomène se produit ? 

Contrairement aux générations de nos parents, les Français musulmans se sentent totalement et dans tous les sens du terme, impliqué dans l’avenir de la France. Ce qui amène à une réelle contribution dans les besoins des Français et ce qui amène également à une participation active dans les actions sociales et éducatives. 

Et puis nous découvrons que les associations se professionnalisent et adoptent des outils tels que la communication et la gestion de projet. 
Comment partager une vision, un projet sans une communication efficace ? Cela passe par un gala pour IPA, par une réunion publique pour LES musulmans, un site internet, une identité visuelle conçut par des professionnels et des agences compétentes. 

Réagir à cet article